La journée mondiale du recyclage

4 mai 2026

Le 18 mars c’est la journée mondiale du recyclage, c’est donc le moment parfait pour vous expliquer en quoi consiste cette journée, d’où vient-elle et pourquoi elle est importante.

En quoi consiste cette journée ?

Cette journée vise, aux travers de différents évènements et action de sensibilisation, à informer la population sur les enjeux du recyclage et à encourager chaque citoyen à réfléchir à sa gestion des déchets. En invitant les citoyens, les entreprise et les pouvoirs publics à adopter des pratiques plus responsables, la Journée mondiale du recyclage offre l’opportunité de réfléchir collectivement à nos modes de consommation et ainsi trouver des solutions pour réduire notre empreinte écologique.

D’où vient cette journée ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’idée de cette journée ne trouve pas ses racines au sein de l’Union Européenne, mais aux Etats-Unis. Elle e été créée en 1994 par le Bureau International du Recyclage dans le but de promouvoir une meilleure gestion des déchets et de sensibiliser la population, notamment les plus jeunes générations, aux enjeux du recyclage. Mais ce n’est qu’en 2018, que cette journée a pris une dimension véritablement internationale grâce à l’impulsion de la Fondation mondiale du recyclage. Depuis des dizaines de pays y participent activement comme la France.

Mais pourquoi cette journée est-elle importante ?

Déjà commençons par rappeler quelques chiffres sur les déchets en France. En moyenne un ménage résidant en France produit environ 500kg de déchets par habitant et par an selon les chiffres du gouvernement français. Au total, cela représente plus de 30 millions de tonnes de déchets ménagers chaque année. Mais difficile de se représenter ces chiffres, ce qui est plus intéressant c’est plutôt l’évolution des déchets, est ce que on produit plus de déchets qu’avant ? Et bien toujours selon la même note du gouvernement entre 2007 et 2015, elle a diminué, passant de 544 kg/habitant à 514 kg/habitant. Mais depuis 2015, elle est repartie à la hausse, atteignant 549 kg/habitant en 2021 et 615 kg si l’on n’exclut pas les déblais et gravats.

Mais quelle est la part qui est recycler dans ces déchets ? Selon l’Ademe en 2021, les déchets ménagers et assimilés collectés par le service public étaient :

  • 40 % jetés en mélange dans la « poubelle grise » (246 kg par habitant)
  • 20 % collectés séparément pour le recyclage (122 kg par habitant)
  • 40 % apportés en déchèterie (242 kg par habitant)

Le contenu de la poubelle grise révèle qu’une grande partie de ces déchets pourrait en réalité être orientée vers d’autres filières. En effet, près de 80 % des déchets pourraient être valorisés différemment :

  • 38 % sont des biodéchets, comme les restes de repas ou les épluchures, qui pourraient être compostés plutôt que d’être incinérés ou enfouis.
  • 40 % correspondent à des déchets recyclables, tels que les emballages ou certains produits du quotidien, qui finissent pourtant à tort dans la poubelle grise.

Ces chiffres nous montrent donc l’importance de réduire notre production de déchets et d’améliorer leur tri, voila toute l’importance de la journée mondiale du recyclage.

Quelles solutions pour réduire nos déchets ?

Mais quand on sait tout ça comment agir ? La journée mondiale du recyclage met en avant la règle des 3R, un principe assez simple qui vise à réduire l’impact environnemental de nos déchets.

  • Réduire la production de déchets

La première étape la plus importante consiste à réduire notre consommation et donc par le même temps réduire nos déchets. De nombreuses études montrent le lien de causalité entre consommation et production de déchet. Il existe de nombreuses manières pour chaque individu de réduire sa consommation comme privilégier les produits avec moins d’emballages, acheter en vrac, éviter les objets jetables ou encore réparer plutôt que remplacer.

  • Réutiliser les objets et les matériaux

Mais parfois il est impossible d’éviter un produit, on peut donc essayer de prolonger sa durée de vie en le réutilisant. On peut prendre l’exemple bien connu de Vinted, cette application qui permet de revendre les vêtements qu’on ne porte plus entre particulier. Cela peut permettre de redonner une seconde vie à des vêtements qu’on ne porte plus, mais il est important de rester vigilant et de ne pas tomber dans une surconsommation, même sur ce type de plateforme.

  • Recycler pour donner une seconde vie aux ressources

Enfin, lorsque l’objet ne peut être réutilisé, le recyclage permet de transformer les matériaux qui le composent dans le but de fabriquer de nouveaux produits. Par exemple, le verre peut être recyclé presque à l’infini, tandis que certains plastiques, métaux ou papiers peuvent être réintégrés dans de nouveaux cycles de production. Le recyclage contribue ainsi à préserver les ressources naturelles et à limiter l’impact environnemental de nos déchets.

Il existe aussi d’autres manière d’agir concrètement pour réduire nos déchets, se former et mieux comprendre les enjeux liés à la gestion des déchets est une bonne solution. En effet, la formation permet d’être sensibiliser à différentes pratiques plus responsables, d’acquérir des connaissances mais aussi des outils pratiques pour mettre en place des solutions durables.

Notre Institut propose par exemple différentes formations sur le thème de la réduction des déchets ou de l’économie circulaire. Par exemple si vous êtes une entreprise productrice ou consommatrice de produits et d’emballages plastiques, une formation avec RESAK permet de mieux comprendre leur cycle de vie, leurs impacts environnementaux et les solutions pour concevoir des produits plus durables ou recyclables. Les participants peuvent également découvrir concrètement le fonctionnement du recyclage grâce à des ateliers pratiques.

D’autres formations, comme celles proposées avec les Carrioles Vertes, permettent d’apprendre à valoriser les biodéchets grâce au compostage. Elles donnent les clés pour comprendre le processus de décomposition et mettre en place des solutions de compostage dans des structures ou des établissements.

Se former, c’est donc aussi agir : en comprenant mieux le cycle de vie des déchets, chacun peut contribuer à réduire son impact environnemental.

Sources :